Déménagement d’entreprise : et vos salariés vous diront merci (si,si) !

Quand on pense déménagement d’entreprise, on pense d’abord logistique : trouver un local, résilier son bail, inventorier, trier, mettre en cartons, transférer le mobilier, nettoyer, réaménager et faire en sorte que chacun retrouve ses petits à l’arrivée…

Après tout, c’est bien naturel. C’est ce qui, en tout cas sur le papier, coûte le plus cher : de 200 à 250 euros par poste. Et peut faire exploser la note si la rigueur n’est pas de mise.

Toutefois il est un facteur à prendre autrement en considération et non des moindres : l’humain. Ou plus précisément, l’impact d’une désorganisation temporaire sur ses ressources humaines.

Communiquer c’est (déjà) bien, impliquer autrement c’est (encore) mieux

Car, du point de vue du salarié, vivre le déménagement de son entreprise, ce n’est pas seulement s’adonner aux plaisirs d’un grand classement vertical ! C’est également ranger dans la catégorie « souvenirs » une tranche de vie. Un moment qui peut se révéler anxiogène et empreint d’une certaine nostalgie.

Alors pour déménager en douceur, il faut communiquer. En amont, en aval, encore et toujours, mais jamais à tort et à travers.

On peut avoir l’air d’enfoncer une porte ouverte, mais renseigner ses employés quant aux différentes étapes du projet, les impliquer dès le démarrage en recueillant leurs besoins et leurs envies, les aider à se projeter dans un nouvel espace de travail, dans quartier inconnu, leur donner un calendrier précis des opérations, c’est bien plus qu’un acte de calino-thérapie, c’est aussi se prémunir d’un trou d’air productif.

Mais, que faire si on en veut davantage qu’éviter les gros couacs, les coups de gueule et les coups de blues ? Que faire si on souhaite employer adroitement ces temps de « chômage-technique » liés au déménagement ?

Que faire si, une fois les affaires empaquetées, les ordinateurs débranchés et les bureaux embarqués dans le camion des déménageurs, comme un alchimiste, on souhaite changer le plomb de l’inactivité forcée des salariés en trésor de cohésion et d’implication ?

Offrir une parenthèse humaine inattendue pour optimiser les temps de latence

Et bien, on peut penser « chantiers solidaires ».

De but en blanc, nous en avons bien conscience, le couple « déménagement d’entreprise-solidarité » a de quoi laisser perplexe. C’est pourtant le choix gagnant qu’on fait plusieurs grandes enseignes, dont Sephora.

Flash-back : fin juin 2017, Sephora déménage son siège. Figure imposée de l’exercice : l’entreprise se voit dans l’impossibilité d’offrir un toit à ses salariés pendant deux jours. Un temps-mort imposé que l’enseigne de cosmétiques décide de valoriser.

Tout en leur laissant la possibilité de poser librement un RTT, Sephora propose également à ses collaborateurs de vivre un moment professionnel différent : soit s’immerger dans le quotidien d’un magasin de la chaîne, soit de devenir le bénévole d’un jour.

Et c’est là que le chantier solidaire entre en jeu. Séduit par les vertus des journées solidaires, Sephora fait appel à notre imagination pour remodeler la formule, et permettre aux employés volontaires de prêter main forte aux compagnons d’Emmaüs, de partager le quotidien des équipes du SamuSocial de Paris et des Petits Frères des Pauvres, ou encore de participer aux initiatives d’une Ecole de la 2ème Chance.

Une parenthèse qui, outre les bienfaits connus des journées solidaires, a donné l’occasion aux salariés de Sephora de se connaître … entre eux ! Un véritable décloisonnement hors-sol dont l’esprit perdurera une fois les nouveaux murs intégrés.

Car, il est là, l’intérêt de ce duo inattendu, déménagement d’entreprise-journée solidaire : faire d’un temps a priori perdu un moment positif. Et qu’à terme, vos salariés vous disent sans arrière-pensées malicieuses : merci pour ce moment !

2018-02-21T10:28:30+00:00

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