Pour être complexes, soyons solidaires.

Où l’on prend conscience de la complexité

Nuit d’insomnie. Alors que je me perds dans les méandres du net pour passer le temps, les algorithmes de Google font surgir un article surprenant. Son titre : l’énergie solaire est-elle si écologique que ça ?
J’éructe, sûre de mon fait : “Évidemment que oui”. Je vais pour passer mon chemin mais je doute : “Attendez… Non ?!?” . Lecture frénétique et réponse en clair-obscur : oui…mais pas complètement… La réalité est bien plus complexe que ça.

Naturellement, mon ami Google me pousse à approfondir le sujet. Mais mes pensées sont désormais toutes tournées vers le sujet sous-jacent : la complexité de notre monde.

Pour peu que je laisse vagabonder mon esprit, et c’est le grand vertige. Il m’apparaît que la moindre de mes pensées, la moindre de mes actions, la moindre interaction sociale, le moindre objet : tout est marquée du sceau de la complexité. Tout, même la simplicité. Surtout la simplicité.

J’en suis à ces considérations brumeuses quand surgit un phare dans la nuit : Edgar Morin. Sociologue, philosophe, penseur de la complexité. Qui nous dit que, oui la complexité règne sur nos vies. Mais que, non, il ne faut pas en avoir peur. Car oui, l’être humain est doté des ressources qui pourraient lui permettre de “gagner en complexité”. À comprendre : des facultés lui permettant de mieux comprendre la complexité qui l’entoure, de devenir lui-même plus complexe, tout en gardant la maîtrise de sa propre complexité.

Où l’on réapprend à “relier”

Mais comment ? Pour Edgar Morin, le salut passe par la capacité des hommes à “relier”. Relier les choses entre elles, les évènements, le contexte, les hommes, les compétences, les disciplines académiques, les métiers… et j’en passe.

Intéressant.

Et difficile, dans une société où l’on formate dès le plus jeune âge au cloisonnement.
A l’école d’abord, qui nous apprend à dissocier l’histoire de l’économie, les mathématiques de la physique, la biologie de la philosophie.

Au travail ensuite. Quand, à nos débuts, on nous incite lourdement à rester gentiment à notre place. Puis, quand l’heure vient de prendre du grade, à distribuer les informations au compte goutte et à ne surtout pas mettre le travail de nos collaborateurs en perspective.

Mais indispensable pourtant, dans un monde de plus en plus globalisé, de plus en plus technologique, de plus en plus incertain.

Où les interactions sont toujours plus nombreuses. Où l’adaptation, aussi bien technologique qu’organisationnelle et humaine, devient affaire de survie. Où l’exigence environnementale se fait urgence. Et où le temps immuable accélère.

Où l’on fait de la solidarité et la compréhension d’autrui une force

Cesser de regarder par le petit bout de la lorgnette, sortir d’une attitude nombriliste, miser sur la compréhension d’autrui, s’inspirer de l’inconnu et du différent : le message est passé.

Mais soyons honnête, si à l’échelle d’un individu, c’est déjà compliqué, appliquer ces principes à son entreprise, ça devient périlleux.

Sauf à être accompagné par des personnes pour qui ce brassage des horizons est familier.
Qui connaissent ce que ce mélange des genres peut apporter en matière de coopération future entre les salariés. Qui savent ce que transcender la différence et accepter de s’entraider apporte à la performance des organisations. Et qui se sont fait une profession de mettre la force du collectif au service du changement des entreprises.

Des professionnels qui pourraient faire de cette citation de Morin leur mantra : “La société ne peut progresser en complexité que si elle progresse en solidarité”.

Une équipe comme nous.

Florence, pour Ça Me Regarde

2018-10-16T15:58:54+00:0016/10/2018|Ca me regarde... Et vous|

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