Pourquoi faire le bien fait du bien ?

Savez-vous quel programme cartonne en ce moment sur Netflix ? Une mini série sur l’art du rangement selon Marie Kondo, japonaise de son état et chantre du retour à l’essentiel.

Sa philosophie : ne garder que ce qui fait réellement du bien. Pas ce qui pourrait éventuellement-un-jour-peut-être servir. Pas ce qui a un temps procuré de la joie. Non. Juste ce qui constitue un facteur de bonheur. Maintenant.

Par curiosité, plus que par nécessité, nous avons regardé. Et nous avons été touchés.

Pas par la mine satisfaite (voire un brin crâneuse) des victimes consentantes, fières d’avoir une belle maison toute rangée à présenter.

Mais bien par la sérénité que la plupart affichent après avoir donné, et non revendu, leurs affaires. Des objets auxquels ils tenaient pourtant, souvent chargés de souvenirs, parfois triés dans la douleur, rarement laissés aux bonnes œuvres sans un petit pincement au cœur.
Loin de penser comme Pierre Mortez, qui aurait pu asséner un assassin “quand on peut faire plaisir… et puis que ça débarrasse”[1], nous avons au contraire reconnu une sincère quiétude, que nous croisons à la fin de chacune de nos journées solidaires, et que seul le désintéressement provoque.

Cette calme euphorie qui prend racine dans l’altruisme. Cet apaisement enthousiaste caractéristique des bonnes actions.

Alors, nous avons cherché à savoir pourquoi faire le bien fait du bien.

Ocytocine, sérotonine ou endorphines ? Les trois, mon Général !

Évidemment, nous ne sommes pas les seuls à nous être interrogés. D’autres, et éminemment plus calés que nous, se sont attelés à la question : philosophes, hommes et femmes de foi, sociologues, psychothérapeutes et plus récemment neurologues et endocrinologues.

Ces derniers auraient découvert la raison (du moins, une raison) pour laquelle être gentil rendrait heureux : parce que, toute considération morale mise à part, quand nous agissons avec bonté, charité, bienveillance, bref avec tout ce que l’humanité compte de comportements positifs, nous abreuverions notre cerveau d’un bon gros cocktail d’antidépresseurs, d’antalgiques et d’anxiolytiques. Sans l’ombre d’un cachet (bye bye effets secondaires). Garanti 100% bio…

Et ce, grâce à un trio d’hormones, dites “de l’amour, du bonheur et du plaisir” (rien que ça) : l’ocytocine, la sérotonine et les endorphines. Des neurotransmetteurs puissants sécrétés dès lors que nous interagissons harmonieusement avec notre entourage, ou que nous nous conduisons avec générosité et empathie. Et qui nous feraient voir la vie un peu plus rose après nous être consacrés, même momentanément, au bien-être des autres.

Souriez, vous n’êtes même pas filmés !

Le sésame du changement

Ainsi donc, les hormones… Tiendrions-nous notre responsable ?

En tout état de cause, le fonctionnement de notre cerveau nous réservant encore bien des surprises (et c’est heureux), nous resterons prudents.

Mais, verrons tout de même dans ces découvertes une forme de confirmation de ce que nos séminaires attestent empiriquement : mettre en situation de donner, sans attendre en retour, ça provoque bien le sentiment de recevoir au centuple.

Et amener un salarié à être solidaire, c’est incontestablement une des clés pour l’aider à s’ouvrir, à partager, à repartir dans son entreprise mieux dans ses baskets et un nouveau souffle dans la tête.

[1] Poiré Jean-Marie, Le père Noël est une ordure, 1982
2019-03-15T10:32:50+00:0015/03/2019|Ca me regarde... Et vous|

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