Pourquoi changer, changer pour quoi ?

Qu’on se l’avoue, nos choix musicaux ne sont pas toujours assumables. Surtout après une journée… haute en défis, dirons-nous… Ils peuvent être parfois quelque peu rétro… Voire même carrément kitch…

Mais tant pis, vous devez savoir. Connaître le morceau qui a inspiré cet article… Ce slow d’anthologie dont seuls les hard-rockeurs des années 80 savaient accoucher. Ce compagnon des premiers émois amoureux de bien des quadra… Wind of Change de Scorpions.

Un hymne au changement. Une ode au futur. A la réflexion, un curieux choix pour qui voulait se vautrer dans nostalgie ! Mais qui a eu le mérite de nous interroger sur ce que voulait dire le changement il y a 20 ans. Et sur la course à la transformation qui s’est engagée depuis.

Le changement oui, mais pas n’importe comment. Ni à n’importe quel prix

Alors que les choses soient claires. Nous ne sommes pas soudainement devenus des chantres de l’immobilisme !

Nous aimons le changement. Nous chérissons le changement.

Nous l’estimons d’ailleurs trop pour nous féliciter de cette injonction toute moderne à devoir changer … pour changer. Juste pour faire bien. Pour se couler dans la mode du moment, quitte à se travestir. Pour respecter une sorte de norme, jusqu’à nier ses particularismes. Changer pour, au passage, éviter d’être taxé de has-been, de réactionnaire ou, honte suprême, de psychorigide…

Nous croyons trop aux vertus du changement pour le voir vidé de son sens. Car trop souvent, le changement est désormais réduit au « comment », au passage d’un état à un autre. Mais c’est éluder que transformer, c’est autant réfléchir au pourquoi que décréter le pour quoi.

S’affranchir du pour quoi pour mieux réfléchir au pourquoi

Pour mieux nous faire comprendre, permettez-nous une analogie avec la randonnée.

Imaginons que vous vouliez partir crapahuter. Et que nous soyons guides de haute montagne.

Que vous rêviez faire l’ascension du Mont-Blanc. Et que, ni une ni deux, sans sourciller, nous préparions derechef carte, matériel et rations de survie. Vous tiqueriez, n’est-ce pas ?

Pas pour la destination. C’est quand même le nec plus ultra du grimpeur, se hisser sur le toit de l’Europe.

Pas pour l’itinéraire. Si vous avez fait appel à nous, c’est a priori parce que nous avons les compétences pour vous accompagner jusqu’au sommet.

Mais parce que dans la précipitation d’accéder à votre demande nous avons oublié l’essentiel : vous, vos motivations, vos capacités

Nous vous devons une confession : si nous avons choisi ici l’image de la randonnée, ce n’est pas complètement un hasard.

Parce que nous avons souvent l’habitude de dire à nos clients que changer (d’attitude, de méthodes de travail, d’équipe), c’est comme cheminer le long d’un sentier.

C’est un parcours dont toutes les étapes comptent. Y compris le point de départ.

« Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? Qu’est ce qui vous freine ? Vous avantage ? Que voulez-vous ? Ne voulez plus ? Qu’est-ce qui mérite d’être sauvé ? Qu’est-ce qui doit être jeté aux orties ? Qu’êtes-vous prêt à accepter d’emblée ? Qu’est-ce qui vous demandera des efforts ? Qu’est-ce qui est franchement hors limite ? Pourquoi voulez-vous  évoluer ? Pourquoi maintenant ? ».

Ces questions fondamentales, nous aimons vous les poser.

Car comment savoir si la destination est belle, si le voyage est excitant, sans au préalable savoir ce que l’on quitte, et surtout pourquoi ?

2019-04-19T10:30:35+01:0019/04/2019|Ca me regarde... Et vous|

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