La bienveillance au travail

Un article du parisien de la semaine passée m’a fait découvrir Philippe Rodet et son dernier livre : « La Bienveillance au travail » (Ed. Eyrolles) où le guide pratique à lire absolument pour se métamorphoser en salarié altruiste.

Les 5 règles d’or de la bienveillance au bureau, selon Philippe sont :

  • Etre capable d’exprimer sa gratitude
  • Oser le compliment
  • Mollo sur les critiques
  • Donner du sens à la fonction de l’autre
  • Fixer des objectifs raisonnables

La bienveillance au bureau, entre collègues ou entre un directeur et ses troupes, en fait, ça se bosse ! C’est une valeur ambitieuse qui monte, qui monte, qui monte au sein de la famille, l’école, l’hôpital et maintenant dans l’entreprise.  Indépendamment que le stress au boulot coûte une fortune à tous, la bienveillance devient l’arme absolue, réponse aux vagues de burn-out. Gilles Teneau récent auteur de « Toxic Handlers : les générateurs de bienveillance en entreprise » (Ed. Odile Jacob) est persuadé que le modèle de l’homo economicus, basé sur la rationalité, la performance, la hiérarchie verticale, le taylorisme… a vécu, et disparaît au profit du management bienveillant. « Si on veut une entreprise performante, il faut y mettre du bien-être. »

Mais attention. Si BIENVEILLANCE a été sacré le mot de l’année 2018 lors d’un vote orchestré par le dictionnaire Le Robert, cela peut aussi vite devenir un fourre-tout. « Son emploi a fortement augmenté depuis 2010, parallèlement au développement des réseaux sociaux, où tout le monde peut s’exprimer de manière violente. On recherche la bienveillance en réaction à cette société où la malveillance a davantage d’écho », analyse le lexicographe Édouard Trouillez.

En tant que manager ou DRH de votre entreprise vous cherchez des pistes pour initier, en interne, une réflexion sur la bienveillance, le séminaire solidaire, organisé au cœur d’une association, à la rencontre de la grande précarité, peut être une solution. Naturellement, il travaille la posture des participants générant empathie et bienveillance avec les bénéficiaires de l’association mais aussi entre collègues. S’il ne révolutionne pas l’environnent de travail du jour au lendemain, il sème des graines que nous accompagnons à faire pousser, parfois lentement, pour faire évoluer les comportements du quotidien.

2019-05-21T12:33:01+01:0010/05/2019|Ca me regarde... Et vous|

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