Comment faire envie ? Comment donner envie aux talents, quel que soit leur âge et leur niveau de qualification, de venir renforcer les rangs de l’entreprise ? Comment faire en sorte qu’ils aient envie d’y rester pour autre chose que des considérations purement matérielles ?

Ces questions, que l’on s’est tous posées un jour ou l’autre, agitent à n’en plus finir la communauté RH.

Et leurs réponses passent, en grande partie, dans le soin que l’on met à développer sa marque employeur, aka, selon L’Encyclopédie Illustrée du Marketing, la stratégie que l’on déploie pour améliorer l’image d’une marque à l’égard de la cible des employés ou salariés potentiels.

Dont l’un des outils peut être, selon nous, la solidarité.

La solidarité pour révéler les facettes valorisantes de l’entreprise
Premièrement parce que la solidarité, et notamment les chantiers solidaires, n’a pas son pareil pour révéler à une entreprise, ainsi qu’à ses salariés, sa mission, son identité propre, sa culture…

Et qu’avant de fixer le cap de sa marque employeur, encore faut-il savoir ce qu’il y a à valoriser, ce qu’est l’entreprise et ce qu’elle a à offrir à ses salariés, et par extension à ses futures recrues.

Car, à l’heure où les talents détectent (et fuient) à la vitesse de la lumière un bien-être de façade façon babyfoot et canapés cosy, l’entreprise ne peut plus s’abstenir de faire le tri entre ce qui relève de la pure forme et ce qui témoigne de la véritable expérience de vie qu’elle propose.

La solidarité pour accepter de changer
De la même manière que, pour rester attractive aux yeux de ses actuelles et futures ressources humaines, elle ne peut plus faire l’économie de reconsidérer en profondeur son fonctionnement, et d’adapter la façon dont ses équipes travaillent, en leur sein et les unes avec les autres.

Décloisonner, donner à ses salariés une vue d’ensemble, satisfaire leur besoin de pluridisciplinarité, répondre à leur envie d’autonomie et de confiance, sont autant d’éléments que les jeunes générations – millennials, Y, Z, au fond qu’importe leur nom – attendent de pied ferme chez leurs futurs employeurs, et qui améliorent la fidélisation de ces générations réputées volatiles.

 

Parallèlement, ce sont autant de défis de prise de conscience et d’acceptation du changement. Et en la matière, les chantiers et rencontres solidaires n’ont pas à rougir de leur effets.

Relire notre article : Pourquoi changer, changer pour quoi ?

Oui, la solidarité est utile pour renforcer sa marque employeur, si elle est sincère
Nicolas Bordas, Vice-Président International de TBWA/Worldwide, a dit : “le défi principal des marques pour le futur est de ne pas décevoir les attentes sociétales qu’elles génèrent”.

S’il parlait en l’espèce de la raison d’être des entreprises, nous soutenons qu’il en va de même avec la marque employeur.

Les bénéfices de la solidarité sur la marque employeur existent, à condition qu’elle ne soit pas un vain mot, juste là pour faire joli.

A l’instar des installations cosmétiques sus-cités qui miment (voire minent) les conditions du bien-être des salariés, une politique RSE, ou des actions solidaires, ne s’incluant pas dans une démarche sincère ne manqueront pas d’être bien vite démasquées. Et de profondément décevoir les salariés…

Or, à l’heure des réseaux sociaux, où les réputations se font et se défont en moins de temps qu’il en faut pour le dire, bien mal est inspiré celui qui croit qu’il peut maîtriser sa réputation d’employeur en tentant de manipuler ses ressources humaines, même au travers de nobles motifs.